Poésie d’un paysage singulier

J’ai rencontré ce personnage lors d’un guidage en Islande.

La tête haute, pourtant cachée sous sa casquette, Antoine écrit en vers et contre tout, brave la prose et explose de talent. Une perle de sensibilité, d’absolu. De la fragilité nait cette poèsie. Merci Antoine pour ce que tu donnes, écris, offre. Merci pour toute cette beauté profonde qui pommade de baume le coeur des voyageurs extasiés devant ces paysages grandioses. Tu sais manier les mots pour exprimer les maux.

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Antoine Roger, poésie

« J’aurai voulu écrire des poèmes sur la mer

Comme un frêle flocon de peine porté plus loin dans la tempête

D’entre les cauchemars, les houles sans sommeil

Ces murs bleus marins de rêves à la blancheur de ma posture si vaine

Vieillard scrutant l’angoisse, ce désert hors du temps où se déverse la folie, les jours et les nuits

J’aurai voulu écrire des poèmes sur la mer

Ombre misérable des murailles, cachant ma peine à vos regards si loin des miens

Les jours de brumes, on ne voit plus les îles, on ne perçoit plus la côte, il n’y a que mon esprit plus lourd que mon corps, percé du froid vaste, strident et effrayant des jours insignifiants dans la mort plus douce que la mer

Cette métaphore et dévoreuse abstraite de chacun de ces jours où j’aimerai trouver ligne d’horizon à sa perte, mon unique peine

j’aurai voulu trouver la paix en plein tempête

Entre tes bras en phare vers toi comme aux aguets »

waouhhh

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